샹송 최고의 여가수 Edith Piaf는 거리의 음악가인 아버지의 슬하에서 불우한 어린 시절을 보내고 최고의 샹송가수가 되어 죽음에 이르기까지 노래와 사랑에 정열을 다 한 샹송의 여왕이었다. Edith Piaf의 1936년과 1945년 사이의 모든 것을 담고 있는 컬렉션 앨범 [L'integrale 1936-1945]는 20세기 최고의 여가수로 자리한 그녀의 가슴과 영혼에서 울려 퍼지는 79곡의 대표곡이 담겨있다. .... ....
Il y en a qui viennent au monde veinards. D'autres, au contraire, toute leur vie sont bignards. Mon p?re ?tait, paira?t-il, un baron. Ma m?re ?tait boniche dans sa maison. L'patron lui ayant fait du boniment Et, de plus, lui ayant fait un enfant, Ma pauv'baronne, par la patronne, Fut balanc?e en vitesse, et comment ! Pour me nourrir ma m?re devint catin Et moi, depuis, j'suis d'venu un vaurien.
C'est nous qui sommes les hiboux. Les apaches, les voyous, Ils en foutent pas un coup. Dans le jour, nous planquons nos mirettes, Mais le soir nous sortons nos casquettes. Nos femmes triment sur l'S?basto Pendant qu'nous, chez l'bistrot, dans un coin, bien au chaud, On fait sa p'tite belote avec des mecs comme nous, Des coquins, des apaches, des hiboux.
Faut pas s'tromper : nous ne sommes pas bons ? tout. On est des poisses, des copards, et c'est tout. On n'nous rencontre jamais sur les boulevards, Seulement le soir, pour chasser leur cafard. Les gens rupins et blas?s, les vicieux, Avec leurs poules qui nous font les doux yeux, Viennent dans nos bouges boire du vin rouge Et en dansant, elles nous appellent... Oh mon Dieu !... On sent leur chaleur qui fr?mit dans nos bras, Alors on serre en leur disant tout bas :
C'est nous qui sommes les hiboux. Les apaches, les voyous, Ils en foutent pas un coup. Dans le jour, nous planquons nos mirettes, Mais le soir nous sortons nos casquettes. Nos femmes triment sur l'S?basto Pendant qu'nous, chez l'bistrot, dans un coin, bien au chaud, On fait sa p'tite belote avec des mecs comme nous, Des coquins, des apaches, des hiboux.
Y'en a qui croient ?tre des hommes affranchis. Aha ! Y m'font marrer avec tous leurs chichis. Nous, on sait bien que ?a finira au grand air, Le cou serr? dans l'truc ? m'sieur D?bler, A moins qu'un soir, un mahoutin, un costaud, Nous r'file un coup d'son surin dans la peau. ?a finit vite, sans eau b?nite. Nos h?ritiers qui touchent tous des bigorneaux, Nous les toquards on claque dans un sale coup. Oh ! Que ce soit l? ou ailleurs, on s'en fout !...
C'est nous qui sommes les hiboux. Les apaches, les voyous, Il en co?te pas un coup. Dans le jour, nous planquons nos mirettes, Mais, le soir, nous sortons nos casquettes. Ecoutez ?a, vous les rupins : Gare ? moi, le coquin, quand chacun fera son chemin. Si mon p?re n'avait pas agi comme un voyou, Moi aussi, j's'rais p't'?tre un homme comme vous...
La fille de joie est belle Au coin de la rue Labas Elle a une clientèle Qui lui remplit son bas Quand son boulot s'achève Elle s'en va à son tour Chercher un peu de rêve Dans un bal du faubourg Son homme est un artiste C'est un drôle de petit gars Un accordéoniste Qui sait jouer la java
Elle écoute la java Mais elle ne la danse pas Elle ne regarde même pas la piste Et ses yeux amoureux Suivent le jeu nerveux Et les doigts secs et longs de l'artiste Ça lui rentre dans la peau Par le bas, par le haut Elle a envie de chanter C'est physique Tout son être est tendu Son souffle est suspendu C'est une vraie tordue de la musique
La fille de joie est triste Au coin de la rue Labas Son accordéoniste Il est parti soldat Quand y reviendra de la guerre Ils prendront une maison Elle sera la caissière Et lui, sera le patron Que la vie sera belle Ils seront de vrais pachas Et tous les soirs pour elle Il jouera la java
Elle écoute la java Qu'elle fredonne tout bas Elle revoit son accordéoniste Et ses yeux amoureux Suivent le jeu nerveux Et les doigts secs et longs de l'artiste Ça lui rentre dans la peau Par le bas, par le haut Elle a envie de chanter C'est physique Tout son être est tendu Son souffle est suspendu C'est une vraie tordue de la musique
La fille de joie est seule Au coin de la rue Labas Les filles qui font la gueule Les hommes n'en veulent pas Et tant pis si elle crève Son homme ne reviendra plus Adieux tous les beaux rêves Sa vie, elle est foutue Pourtant ses jambes tristes L'emmènent au boui-boui Où y a un autre artiste Qui joue toute la nuit
Elle écoute la java... ... elle entend la java ... elle a fermé les yeux ... et les doigts secs et nerveux ... Ça lui rentre dans la peau Par le bas, par le haut Elle a envie de gueuler C'est physique Alors pour oublier Elle s'est mise à danser, à tourner Au son de la musique...
... ARRÊTEZ ! Arrêtez la musique ! ...
Quand les copines parlent de mon p'tit homme, Disent : "Ah ! c'qu'il est laid ! Il est tatou?, rid? comme une vieille pomme. Il n'a rien qui pla?t." C'que je me bidonne avec toutes leurs salades, Bobards ? la noix. Qu'est-ce que je peux rendre aux reines de la panade Qui b?chent mon p'tit roi ? S'il est simple, s'il a l'air d'un fauch?. En douce, comment qu'il vous fait guincher.
Avec sa face bl?me, Son col caf?-cr?me, Quand il me dit "je t'aime", J'suis mordue ! Ses grandes patoches blanches, Son corps qui se d?hanche, C'est Dandy la planche : J'suis mordue ! C'lui qui l'connait pas le prend pour un bon ap?tre. Il sait si bien faire meilleur que les autres. Si je lui fais un 'vanne Avec ses tatanes, Oh ! comment qu'il me d?panne : J'suis mordue !
Si on lui demande : "Qu'est-ce que tu fais dans la vie ?" Il r?pond froidement : "Je suis ch?meur, j'mange mes ?conomies." C'est navrant, vraiment, Puis il exhibe sa carte de ch?mage Et s'pla?t d'ajouter : "?a m'sert en plus 'pr?s d'certains personnages D'carte d'identit?." Puis sortant sa photo, il s'?crie "Ah y a rien de mieux ? l'anthropom?trie !"
Avec sa face bl?me, Son col caf?-cr?me, Quand il me dit "je t'aime", J'suis mordue ! Toujours y m'resquille. Il me prend pour une bille Mais j'suis une bonne fille. J'suis mordue ! Au billard russe, chaque soir, il s'exerce. "Faut bien", dit-il, "faire marcher le commerce." Il peut tout me faire. C'est l? mon affaire. Il n'y a rien ? faire... J'suis mordue !
Quand je serai vieille, il me plaquera, j'en suis s?re, A moins qu'il claque avant moi, ?a me rassure ! Ah, c'est un ph?nom?ne. J'suis faite comme une reine, Mais d?s qu'il s'am?ne, J'suis mordue !
J'ai connu des jours magnifiques. L'amour ?tait mon serviteur. La vie chantait comme un' musique Et elle m'offrait des tas d'bonheurs Mais j'en achetais sans compter : J'avais mon cœur ? d?penser.
C'?tait une histoire d'amour. C'?tait comme un beau jour de f?te, Plein de soleil et de guinguettes, O? le printemps m'faisait la cour Mais quand les histoires sont trop jolies, ?a ne peut pas durer toujours. C'?tait une histoire d'amour. Ma part de joie, ma part de r?ve, Il a bien fallu qu'elle s'ach?ve Pour me faire un chagrin d'amour.
Et tant pis si mes nuits sont blanches, Tant pis pour moi si j'pleur' tout l'temps. C'est le chagrin qui prend sa r'vanche. Y a qu'le chagrin qui est content. Vraiment, il y a de quoi rire. J'ai l'impression d'vouloir mourir.
C'?tait un histoire d'amour. C'?tait comme un beau jour de f?te, Plein de soleil et de guinguettes, O? le printemps m'faisait la cour Mais quand les histoires son trop jolies, ?a ne peut pas durer toujours.. C'?tait une histoire d'amour Dont rien d?sormais ne demeure. Il faut toujours que quelqu'un pleure Pour faire une histoire d'amour.